Actualité à la Hune

VV516, février 2014 - Complément de la rubrique «Bien vu»

Pas à pas : la fabrication des trépieds de panneaux solaires

  • Publié le : 31/01/2014 - 00:01

Les supports en placeVoici les deux trépieds et leurs panneaux solaires, installation réalisée par Marie-Joé Métayer – et à la portée d’un bricoleur honnête. A vous de jouer !Photo @ Marie-Joé Métayer Une installation simplePas besoin de démonter le balcon pour installer ce trépied de panneau solaire. Les deux tubes arrières sont posés sur le pont et tenus par la tension des bouts qui traversent le pont. (Cliquez pour agrandir).Photo @ François Chevalier Dans notre numéro 516 (février 2014), Marie-Joé Métayer explique comment réaliser des trépieds de panneaux solaires à moindre coût et facilement sur son Pogo 10.50. Pas à pas en images de cette réalisation.







Outillage
Une balance électronique au gramme (celle de la cuisine, par exemple, mais emballée dans du film étirable pour éviter les dégâts), une assiette et un bol en verre, un pinceau, un couteau à mastiquer, un rouleau ébulleur, des ciseaux et des gants jetables et une combinaison de peintre pour éviter de ressembler à une strat.


Croix
CroixLes croix sont ici en CP et monolithique, mais peuvent être réalisées en alu.Photo @ Marie-Joé Métayer Les croix sont en sandwich avec âme en contreplaqué de 6 mm ; les extrémités sont en monolithique (empilement de tissu, sans âme) aux quatre extrémités, percées ensuite et boulonnées. Les deux branches de la croix sont collées entre elles à l'époxy. Si vous ne maîtrisez pas assez le composite, notez que ces croix peuvent être réalisés en cornières d’aluminium – il n’y a alors plus qu’à percer.


Articulation
ArticulationL’articulation de l’ensemble est assurée par un diabolo de pied de mât de planche.Photo @ Marie-Joé Métayer Un diabolo de pied de mât de planche à voile fait la liaison avec le trépied et permet l'orientation du panneau. L'épaisseur de la croix nécessite de trouver des diabolos à longue tige filetée. Côté bateau, le diabolo est boulonné sur une cornière en carbone.


Cornière en carbone
Blocage du piedLe blocage du pied s’effectue avec une cornière de carbone.Photo @ Marie-Joé Métayer Une boîte plastique genre tupperware sert de moule et évite la cire de démoulage. La fixation du tube sur le balcon est faite à partir d'un croisillon (acheté chez un ship) et de deux plaques d'ertacétal percées aux dimensions des boulons et du tube carbone.

 Le trépied de carboneVue générale des trois tubes en carbone.Photo @ Marie-Joé Métayer
Pieds
Ce sont des tubes carbone de diamètre 14 et de 1.5 mm d’épaisseur. Les deux tubes de liaison au pont sont stratifiés sur la cornière. Le troisième coulisse dans le croisillon fixé au balcon. Si vous n’avez pas un fournisseur spécialisé près de chez vous, ce genre de tube se trouve dans les magasins de modélisme.














Renforts
EmboutsLes embouts doivent être renforcés…Photo @ Marie-Joé Métayer Renforts d’extrémité… de même que les extrémités des tubes.Photo @ Marie-Joé Métayer Les extrémités des tubes se fendent si elles ne sont pas renforcées. Comme le bricolage a été réalisé en croisière avec les moyens du bord, nous avons enroulé deux tours de sangles enduites d'époxy, le tout coiffé d’un morceau de tuyau d'arrosage ! Dans l'idéal, il faut utiliser du tissu bibiais enroulé en multiples épaisseurs à 90° du tube. Les embouts de tube sont en ertacétal, un produit qui ne prend pas d'eau ou très peu. Ces embouts ont été exécutés au tour (trouvez un ami qui en possède, ou passez chez un tourneur !).




Montage final
Le montage completLe montage complet avec ses bouts en Spectra.Photo @ Marie-Joé Métayer Les articulations nécessaires sur le pont comme sur la cornière sont faites par un bout en Spectra (du 4 mm suffit), passé dans chaque tube et fixé à la cornière par un nœud d'arrêt. Pour les pieds de pont, l'autre extrémité est mise sous tension sous le pont par un petit palan fixé à une structure des fonds. Le bout du tube du balcon est plus difficile à mettre en tension. A chaque angle du panneau, un bout permet de l'orienter de façon optimale par rapport au soleil.


Branchement électrique
Trois prises étanches sur les parois du cockpit. Le câblage est en 2x2.5² jusqu'à un régulateur MPPT permettant une meilleure gestion de la charge, puis en 2x5² vers le parc de batteries. Une prise étanche sur le cache-capot de descente a été prévue et une autre dans le carré (petite charge de maintenance lors des hivernages) pour le panneau volant.